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La profession

Le criminologue

Qui est le criminologue au Nouveau-Brunswick, quels sont ses devoirs et où s'arrête son champ d'exercice. Une définition propre au Nouveau-Brunswick, distincte de celle du Québec.

Définition

Le criminologue est le ou la professionnel·le qui étudie le phénomène criminel, la victimisation et le fonctionnement du système de justice, et qui applique ces connaissances à la prévention de la criminalité, à l'évaluation et à l'accompagnement des personnes en contact avec le système de justice, à l'élaboration et à l'évaluation de programmes, ainsi qu'à la recherche et au conseil en matière de politiques.

Son angle distinctif est le crime et la justice — non le traitement clinique de la santé mentale, qui relève d'autres professions.

Devoirs et responsabilités

  • Compétence : n'exercer que dans les limites de sa formation, de son expérience et de son champ d'exercice.
  • Intégrité : agir avec honnêteté et ne pas se présenter sous un titre ou une compétence qu'il ne possède pas.
  • Confidentialité : protéger les renseignements obtenus dans l'exercice de ses fonctions.
  • Objectivité : fonder ses avis sur des données probantes et déclarer tout conflit d'intérêts.
  • Respect de la dignité : traiter chaque personne sans discrimination, dans le respect de ses droits.
  • Collaboration et référence : reconnaître les limites de son champ et diriger la personne vers la profession compétente au besoin.
  • Intérêt public : faire passer la protection du public avant son intérêt personnel.

Ces devoirs sont précisés dans notre Code de déontologie.

Champ d'exercice

Dans les contextes liés à la justice et à la criminalité, le criminologue intervient notamment pour :

  • Analyser et comprendre le phénomène criminel et la victimisation.
  • Concevoir et soutenir des stratégies de prévention de la criminalité et de sécurité communautaire.
  • Évaluer le risque et les besoins criminogènes en contexte de justice, à l'aide d'outils structurés ou actuariels, afin d'orienter l'intervention et la prise de décision — sans poser de diagnostic clinique.
  • Élaborer, mettre en œuvre et évaluer des plans et des programmes d'intervention correctionnelle et communautaire.
  • Accompagner la réinsertion sociale des personnes contrevenantes.
  • Soutenir et orienter les personnes victimes d'actes criminels (soutien non clinique).
  • Animer des processus de justice réparatrice et de médiation.
  • Mener de la recherche, analyser des données et conseiller en matière de politiques de justice et de sécurité.
  • Offrir expertise, consultation et témoignage auprès des tribunaux et des organismes, dans les limites de sa compétence.
  • Former et sensibiliser le public et les partenaires.

Criminalité économique, analyse de données et renseignement

Au-delà des contextes correctionnels, le criminologue peut aussi exercer dans des champs spécialisés en appui à la sécurité et à la justice :

  • Criminalité économique et financière : comprendre, analyser et prévenir la fraude, le blanchiment d'argent, la corruption et les autres crimes financiers, et soutenir les fonctions de détection et de prévention — sans se substituer aux actes comptables, juridiques ou d'enquête réservés à d'autres professionnels.
  • Analyse de données : collecter, traiter et interpréter des données criminelles et de justice (cartographie de la criminalité, analyse de tendances, indicateurs de performance) afin d'éclairer une décision fondée sur des données probantes.
  • Analyse de renseignement criminel : transformer l'information en renseignement exploitable pour prévenir et combattre la criminalité, dans le respect du droit et des libertés.

L'analyse de renseignement se décline en quatre volets :

  • Stratégique : vue d'ensemble à long terme des menaces et des grandes tendances, en appui aux orientations, aux priorités et aux politiques.
  • Opérationnel : soutien à la planification d'opérations et d'enquêtes visant un réseau, un groupe ou un phénomène criminel précis.
  • Tactique : appui immédiat et concret sur le terrain, pour une intervention, une opération ou un dossier en cours.
  • Prospectif (veille) : anticipation des risques et des menaces émergentes afin de préparer la réponse à venir.

Limites et professions complémentaires

Le criminologue exerce en complémentarité, jamais en substitution. Au Nouveau-Brunswick, les activités suivantes relèvent de professions réglementées par la loi; le criminologue ne les exerce pas, à moins de détenir lui-même le titre ou le permis requis, et il oriente la personne vers le bon professionnel.

ActivitéProfession compétente au N.-B.
Diagnostic de troubles mentaux, évaluation et tests psychologiquesPsychologue — College of Psychologists of N.B.
Psychothérapie et thérapie par le counselingConseiller thérapeutique agréé — College of Counselling Therapists of N.B.
Travail social clinique, protection de l'enfance, évaluations psychosociales réservéesTravailleur social — NBASW / ATSNB
Avis et représentation juridiquesAvocat — Barreau du N.-B.
Diagnostic médical et prescriptionMédecin

Distinction avec le Québec

Au Québec, le criminologue est membre d'un ordre professionnel et détient un titre réservé ainsi que des activités réservées prévues par la loi, principalement dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines (par exemple, l'évaluation d'une personne ayant un trouble mental ou dans certains contextes de protection de la jeunesse).

Au Nouveau-Brunswick, la criminologie n'est pas une profession réglementée : ni le titre ni les activités ne sont réservés par une loi. L'APCNB définit donc la fonction du criminologue par la compétence et le domaine, et non par des actes réservés. Cette approche évite tout chevauchement avec les professions déjà réglementées au N.-B.

Vers la reconnaissance du titre. En tant qu'association professionnelle volontaire, l'APCNB fixe des normes pour ses membres et aspire, à terme, à une protection du titre de criminologue par voie législative, élaborée en concertation avec les autres ordres et validée par un conseiller juridique du Nouveau-Brunswick.

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The profession

The criminologist

Who the criminologist is in New Brunswick, what their duties are and where their scope of practice ends. A New Brunswick definition, distinct from Quebec's.

Definition

The criminologist is the professional who studies the phenomenon of crime, victimization and the workings of the justice system, and who applies that knowledge to crime prevention, to the assessment and support of people in contact with the justice system, to the design and evaluation of programs, and to research and policy advice.

Their distinctive lens is crime and justice — not the clinical treatment of mental health, which belongs to other professions.

Duties and responsibilities

  • Competence: practise only within the limits of one's training, experience and scope of practice.
  • Integrity: act honestly and not claim a title or competence one does not hold.
  • Confidentiality: protect information obtained in the course of one's duties.
  • Objectivity: base opinions on evidence and declare any conflict of interest.
  • Respect for dignity: treat every person without discrimination and with respect for their rights.
  • Collaboration and referral: recognize the limits of one's scope and refer the person to the competent profession when needed.
  • Public interest: place the protection of the public ahead of personal interest.

These duties are set out in our Code of Ethics.

Scope of practice

In contexts related to justice and crime, the criminologist works in particular to:

  • Analyze and understand the phenomenon of crime and victimization.
  • Design and support crime-prevention and community-safety strategies.
  • Assess criminogenic risk and needs in justice contexts, using structured or actuarial tools, to guide intervention and decision-making — without making a clinical diagnosis.
  • Develop, implement and evaluate correctional and community intervention plans and programs.
  • Support the social reintegration of people who have offended.
  • Support and guide victims of crime (non-clinical support).
  • Facilitate restorative-justice and mediation processes.
  • Conduct research, analyze data and advise on justice and safety policy.
  • Provide expertise, consultation and testimony to courts and organizations, within the limits of their competence.
  • Train and raise awareness among the public and partners.

Financial crime, data analysis and intelligence

Beyond correctional settings, the criminologist may also practise in specialized fields that support safety and justice:

  • Economic and financial crime: understanding, analyzing and preventing fraud, money laundering, corruption and other financial crimes, and supporting detection and prevention functions — without substituting for the accounting, legal or investigative acts reserved to other professionals.
  • Data analysis: collecting, processing and interpreting crime and justice data (crime mapping, trend analysis, performance indicators) to inform evidence-based decision-making.
  • Criminal intelligence analysis: turning information into actionable intelligence to prevent and fight crime, with respect for the law and civil liberties.

Intelligence analysis has four streams:

  • Strategic: a long-term overview of threats and broad trends, supporting direction-setting, priorities and policy.
  • Operational: support for planning operations and investigations targeting a specific network, group or criminal phenomenon.
  • Tactical: immediate, concrete support in the field, for an ongoing intervention, operation or case.
  • Anticipatory (foresight): anticipating emerging risks and threats to prepare the response ahead.

Limits and complementary professions

The criminologist works in complement, never as a substitute. In New Brunswick, the following activities belong to professions regulated by law; the criminologist does not perform them unless they themselves hold the required title or licence, and refers the person to the appropriate professional.

ActivityCompetent profession in N.B.
Diagnosing mental disorders, psychological assessment and testingPsychologist — College of Psychologists of N.B.
Psychotherapy and counselling therapyLicensed Counselling Therapist — College of Counselling Therapists of N.B.
Clinical social work, child protection, reserved psychosocial assessmentsSocial Worker — NBASW / ATSNB
Legal advice and representationLawyer — Law Society of N.B.
Medical diagnosis and prescriptionPhysician

Distinction from Quebec

In Quebec, the criminologist is a member of a professional order and holds a reserved title and reserved activities set out in law, mainly in the field of mental health and human relations (for example, assessing a person with a mental disorder or in certain youth-protection contexts).

In New Brunswick, criminology is not a regulated profession: neither the title nor the activities are reserved by law. The NBPAC therefore defines the criminologist's function by competence and domain, not by reserved acts. This approach avoids any overlap with the professions already regulated in N.B.

Toward title recognition. As a voluntary professional association, the NBPAC sets standards for its members and aims, in time, for legislative protection of the criminologist title, developed in consultation with the other regulatory bodies and validated by New Brunswick legal counsel.